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 Ya Khouya, bla bira wou bla gazouz, Haffak ...

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scoungil

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MessageSujet: Ya Khouya, bla bira wou bla gazouz, Haffak ...   Lun 5 Nov - 16:58

S'il te plaît, sans bière ni soda ... rirr' el kess' dial chrabb' rousi !
Hendek el H'ack' men' chaàma ... ça fait le même effet protecteur que la B'rreck (cette crêpe qui porte-bonheur - les Français y disent la feuille de "brick" woulà de brique ... Mesquin'.
Allez Bouns, je te bouss
,
Scoungil
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nourdine

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MessageSujet: Re: Ya Khouya, bla bira wou bla gazouz, Haffak ...   Lun 5 Aoû - 11:33

pourquoi bouns y réponds pas, il est gavé de brochettes de chez feu achour au prix où elle étaient il a du faire une sacré reserve dans son ventre pour ne pas réagir la digestion est très très lente.
tu sais qu'achour après s'est occupé des caleches petits cheveaux mecaniques à pédales à la place marque, tout le temps habillé en blanc avec un chapeau feutre à la sud américaine, il avait habité avant de mourir à la rue de france côté casene et s'appelait zbaghdi, après il a été courtier en immobilier et était en cheville avec un français appelé Mr ouzof dans une société anglaise pritchards rhodes. il est mort il y a une quinzaine ou vingtaine d'année.
Il a fait tous les métiers pour survivre, un battant à l'image de nos philippevillois et skikdis.
amicalement nourdinel
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scoungil

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MessageSujet: Re: Ya Khouya, bla bira wou bla gazouz, Haffak ...   Lun 5 Aoû - 12:03

 Bonjour Nourdine, PF
"Khalli Boun's  y nass  m'bah'add les  brouchittes (men tnach') de chez Achour !"
Tu nous as donné Nourdine,  tout plein de renseignements sur ce Battant Skikdi. Bravo à lui pour cette vie bien remplie. Que ce Battant d'Achour repose en Paix !
Quand Boun's  sortira de sa torpeur estivale, y nous demandera peut-être une autre recette "de derrière les mejmars", tellement il dit qu'il aime bien les bonnes choses !
Pour toi, bonne fin (je n'ai pas écrit Bonne faim) de Ramadan. Je dirais  alors  dans ce cas "Bon appétit"  pour le moment attendu de la rupture du jeûne,
Bien  amicalement,
Sc. GF
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Bouns
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MessageSujet: Ouahrade tazina brochette,   Lun 5 Aoû - 15:00

C’est quoi cette bande de scoungilNourdinel qui me Hard selle ? ya pas moyen de digérer tranquille que toujours y « aiette » : atini chouia l’ma, atini chouia roubs (Dar) atini chouia kezhra, ayia lina sidi atini ouarde bradj. Ayia ouled ! himchi drouk ! Tu demande les recettes Nourdine ? Mais comment faire ? Je suis débordé par mes passions et entre temps il faut que je DIGERE, tfem ? Pour rester sérieux je dois vous dire que c’est exact je suis débordé par mes papiers par ci par la plus les réalisations de nouvelles gourmandisesssss .Il y a aussi le dossier Mine de Raz el ma. Ça fait beaucoup. Comment Monsieur Nourdine ? Tu parles de brochettes ? Connais-tu celles D’El Milia ? A jamais immmmortalisées par moi dans un récit de souvenir de mon enfance ? Peut-être que si tu es sage l’Oued Master autorisera la parution du texte que je vais lui soumettre. Sache Monsieur Nourdine de Skikda que ma gourmandise est telllllement grande et sans limite que pour ne rien perdre j’ai écrit l’Histoire couche par couche de la graisse de mon ventre….Oui Monsieur tu as bien lu, la graisse de mon ventre. Et cuilala qui n’est pas d’accord ilaca aller a « Dache ». En attendant, c’est quoi « Dache ». A vous lire,amitiés, Bouns / Gérard
lol! 
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Michel.mathiot

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MessageSujet: Re: Ya Khouya, bla bira wou bla gazouz, Haffak ...   Lun 5 Aoû - 15:49

Bonsoir,
De mémoire, car j'ai la flemme d'aller chercher de suite dans mes papiers, DACHE c'est le nom d'un personnage qui fut un jeune adolescent adopté par l'armée, au temps de la conquête c'est-à-dire au 19ème. Un genre de mascotte. Je ne me souviens plus du pourquoi du comment. Je crois que ce nom était rentré dans le langage courant pour signifier quelque chose. Il  a eu un article dans une revue qui me reviendra peut-être.
Amicalement

Michel
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Bouns
Invité



MessageSujet: Dache   Mar 6 Aoû - 6:08

Bonjour Michel, vous avez raison, j’ai fais qx recherches et j'ai trouvé que dache et une contraction de diache = diable dans le nord de la France, mais pour ce qui nous concerne c’est un auteur, Paul de Sément qui a écrit une histoire, Les merveilleuses aventures de Dache, ou il est question de colonisation, de Zouaves et du perruquier des Zouaves. Il n’en faut pas plus pour que nos anciens nous aient parlé dans le langage courent «  d’aller a dache ».Merci Michel pour votre aide Bouns / Gérard.
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Admin

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MessageSujet: La fameuse brochette d'El Milia (Par Bouns)   Mar 6 Aoû - 14:02

Je vous av

ais promis de vous parler de cette fameuse brochette dans un de mes précédents petits textes venus du fond de moi de façon irrésistible, spontané et sincère. Une bien étrange nécessité car je ne suis pas écrivain, pas journaliste du tout. D’ailleurs mon écriture est simple, elle est le reflet de ce que j’ai vu, vécu, ressenti. Je suis incapable d’inventer une histoire, un peu comme un peintre qui reproduit une image. Sans imagination, je suis le conteur de mon vécu !!!!! (Quand il m’arrive d’écrire une chose pareille, il faut reconnaître que la formule est belle, j’en fais profiter toute la famille pour recevoir des compliments) L’envie vient d’une image qui me passe par la tête, image personnelle puisque je suis le principal acteur et spectateur  de ces histoires.

                    Heureux retraité, n’ayant que les soucis de mon âge et pas plus pour l’instant je prends mon temps et laisse à d’autres le plaisir de l’écriture romancée.

                     Alors ! D’où vient cette nécessité d’ouvrir de temps en temps un tiroir de moi-même, que je vide consciencieusement  et intégralement. Qui me pousse ? J’ai toujours été un extraverti, bruyant, tapageur au point que déjà enfant les scouts de France m’avaient baptisé LINOTTE TAPAGEUSE !

                      Je m’inquiète un peu car tout en étant corpulent j’ai quand même une limite dans le nombre de tiroirs de moi-même que je peux ouvrir. Mais pour l’instant, en dehors de certains tiroirs très personnels, je pense en avoir encore quelques-uns qui sortiront au stade de la maturité comme en agriculture. Il me reste à vous conter l’un des voyages en car que nous faisions en famille, sans mon père, toujours ailleurs comme militaire de carrière. Le voyage en car dans les années 1950-51-52, était une aventure pour l’enfant que j’étais. Nous allions voir de la famille à Djidjelli pendant les vacances. Chez tonton Nino, le roi de la pêche au congre et au  méro dans le port, le roi aussi des oursins sur la route de Bougie ; pendant que les enfants les ramassaient avec une fourchette pour les décoller des algues, le tonton en question posait un cordeau avec une sardine au bout, espérant une grosse prise pour le lendemain. Quelles belles vacances en perspective ! La plage près du casino le matin, avec un goûter vers les 10 h, le repas de midi chez tata toujours aux  petits soins. Après une sieste obligatoire, à cause de la chaleur, nous allions sur la jetée du petit port de pêche et là mon cousin, mon frère et moi étions autorisés à plonger dans l’eau très fraîche du port.

                  Il y avait une association de nageurs : le sport nautique djidjellien  et des installations pour plonger, nager etc…

                  Mais avant tous ces délices il y avait l’épreuve du voyage en car. Très tôt le matin, vers les 6 heures, à Philippeville, nous embarquions avec une foule bigarrée, ballot sur le toit et même chèvre quelque fois, un cageot à poulet, et le reste dedans entassé pêle-mêle avec encore des poulets et leur propriétaire à côté, des femmes voilées plus ou moins rassemblées et le reste des algériens en burnous passe muraille au combien odorant,  le chahama  (graisse de mouton fondu pour parfumer le couscous n’est rien à côté) Voilà pour l’odeur car la vue n’était que chose journalière puisque nous vivions sur la même terre. Le reste des passagers, quelques algériens en costumes et habits européens s’installaient sur les places de devant. Et vous diriez-vous ? Ma mère attendait toujours le dernier moment pour retarder l’inévitable : le mal du voyage. Ces vieux cars aux fenêtres ouvertes seulement sur la partie supérieure ne donnaient que peu d’air tant la vitesse d’avancement était lente. Dans un décor extraordinairement beau de végétation sauvage, forêt et champs cultivés, la route inlassablement montait, descendait et tournait à la fois.

                 Alors le petit déjeuner du matin prit à 5 h, commençait à se faire entendre par des gargouillis, sous l’effet des odeurs de fumées d’échappement, des burnous, et autres couffins de poulets. Puis venait l’inévitable. Sachant que le car ne s’arrêtait pas, alors debout la tête penchée sur le côté pour passer au travers de la fenêtre je sacrifiai pour l’estomac toute chose du matin. Les Gens des places arrière se précipitaient sur leur fenêtre pour les fermer, vous comprenez pourquoi. Je me souviens d’avoir était repoussé vers l’arrière du car, il faisait très chaud et tout le monde voulait de l’air frais, quel souvenir !

                Enfin arrivait le temps de la pose après avoir passé les villages de Damrémont, Aïn Kéchra ;

 El milia était pour moi la délivrance, le plus difficile était fait, le reste de la route plus calme se terminait sans virage le long de la mer.

                Il devait être10 h en arrivant sur cette place de terre battue à El milia où, quel que soit le jour de la semaine, il y avait beaucoup de monde (sorte de marché permanent)

 

Et là, trahis par l’odeur et la fumée, se trouvait un marchand de brochettes de viande de mouton et autres KÉFTA. L’estomac vide et malmené réclamait son dû, ma gourmandise me faisait oublier le reste.

             ÉNORMES brochettes de viande, dont l’excellence s’obtient en alternant les morceaux de gigot, de gras de rognons et d’épaule à la viande persillée, le gras donnant tous les goûts et senteurs du Pays des BABORS où la gentille SITTELLE DE KABYLIE au chant mélodieux, au vol charmeur, rend la vie calme et heureuse. C’est le souvenir que j’en ai, avec d’énormes morceaux de viande de 2.5cm de côté enfilés sur une baguette que nous n’avions pas l’habitude d’avoir à Philippeville, c’étaient les abats que les marchands utilisés pour les brochettes, sans oublier les merguez. L’odeur, la vue, les incitations du marchand proposant ses morceaux de pain frais…Difficile d’y résister. Faites de  baguettes confectionnées avec du roseau taillé, les brochettes avaient vite fait de rejoindre le pain grand  ouvert  en 2, avec sel, cumin, et piment selon son désir !! « A iouma iouma » (manman) ! Il devait y avoir 200g de viande au moins, venant d ‘un mouton et non d’un agneau, qui devait, disait-on, parcourir les hauts plateaux à pieds pour arriver sur les lieux du sacrifice pour être bon à manger. Les Arabes aimaient et aiment toujours une viande plus « faite » plus forte en goût.

             On aime ou on n’aime pas, dans le cas présent la question ne se posait pas, c’était notre quotidien si on le voulait car nous vivions tous ensembles et chacun chez soi, comme ici en France d’ailleurs où les murs d’enceinte des villas fleurissent de plus en plus il n’y a pas là matière à racisme selon l’expression consacrée mais droit à la différence.

 Quel délice ces brochettes ! La salive coulait à flots subjugués par les parfums et la satisfaction d’un sol stable. La recette me direz-vous ? Une bonne viande à votre goût, une bonne braise et sans artifice aucun : sel, cumin, et éventuellement piment en poudre ; Un pain pas trop cuit, moelleux de l’intérieur, croustillant de la croûte. La gastronomie n’est pas faite que d’un plat que l’on déguste uniquement sur une nappe blanche. Elle est faite aussi de chose plus simple où le contexte compte. Dans le cas présent la viande, à elle seule, donnait 80% du plaisir, la braise n’étant là que pour sublimer les sucs qui en sortent en les caramélisant dans une alchimie complexe, les épices représentent l’exotisme du lieu et ses habitudes.

 Bouchées après bouchées le temps passé et la ½ heure de halte du car se terminait par une bouteille de « gazouze » pardon de soda qui nous faisait roter quelque temps plus tard, sorte de rappel des bons moments passés à El Milia.

 Le reste du voyage, curieusement n’éveille rien de particulier en moi, quand tout va bien on oublie les ennuis ! Je suis encore étonné de n’avoir pas de souvenirs du retour sur Philippeville, la route était peut-être plus facile dans ce sens…. Dommage, je vous en aurais parlé une autre fois.

 Jusqu’aux prochaines fameuses brochettes d’El Milia, je vous souhaite un très bon appétit et à bientôt.

 
 Je suis heureux de vous savoir en vie puisque vous me lisez.        Bouns.
Sleep
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scoungil

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MessageSujet: Re: Ya Khouya, bla bira wou bla gazouz, Haffak ...   Mar 6 Aoû - 19:12

 Elle est succulente cette description de brochette et kefta d'El-Milia, Boun's. Allez, mettez m'en une douzaine de chaque, pour la route !
Tu as de véritables talents non pas de conteur mais de narrateur car tu n'inventes rien. Je revis bien chacune des scènes : de l'autocar et ses arômes en faisant une étape chez les marchands de viande.
Bravo à toi.
Si tu en as d'autres, n'hésite pas à nous les servir. Je suis sûr que tu fais en baver plus d'un. Alors, contunue !
Bien amicalement,
Scoungil
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Bouns
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MessageSujet: Re: Ya Khouya, bla bira wou bla gazouz, Haffak ...   Mer 7 Aoû - 9:49

Bonjour Scoungil .J'en ai d'autres,en particulier une traversée de Philippevile, c'est pour plus tard le temps de "digérer" mais aussi de retrouver moul Skikda, asma sidi Nourdine ! Toi aussi tu naass ? Salutatous Bouns .lol! 
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nourdine

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MessageSujet: Re: Ya Khouya, bla bira wou bla gazouz, Haffak ...   Sam 10 Aoû - 11:51


ya bouns bonjours, pourquoi ti mi laisses pas digéré les gateaux , ya khouia j'ai fait une indigestion mais je sors de ma torpeur et de mon naass pour apprécier l'épisode des brochettes d'El milia que je ne connaissais pas, je viens de vivre le récit d'admin que je salut, il est juste que les tacots de l'époque nous poussaient à rendre le petit déjeuner mais on était content parce qu'on voyageait.

la halte dans ce coin évocateurs de saveurs me fait saliver avec en prime de gros morceaux de viande agrémentés d'épices ça ya khouia admin c'est quelque chose qui ne doit pas être dans un tiroir mais présent à chaque instant de la vie dans notre tête.

Bravo pour ces magnifiques souvenirs qui nous sont restitués tel que vécu.

merci GFjacky

Ya bouns ta mémoire est formidable et nous fait revivre des moments inoubliables.

continue mon frère.

amicalement
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MessageSujet: Re: Ya Khouya, bla bira wou bla gazouz, Haffak ...   

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